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TOP500

The K Computer, Kei en Japonais, conçu par Fujistsu, est actuellement en 16ème place du Top 500. (Crédit Toshihiro Matsui, Japan - 京コンピュータ)

Depuis 1993, le TOP500 est une classification internationale rigoureuse des 500 ordinateurs, ou plutôt superordinateurs, les plus puissants de la planète.

Réactualisé tous les six mois, le projet dresse un état de lieux de la puissance de calcul maximale disponible pour une seule machine, et permet d'apprécier les progrès et les usages qui pourraient en découler...

Sous la responsabilité de trois universités, une allemande et deux américaines, le TOP 500 utilise un test de performance normalisé adapté aux supercalculateurs (Linpack) qui comporte une série de bibliothèques de fonctions en Fortran, un langage encore très populaire auprès des scientifiques malgré son grand âge.

Alors que nous révèle-t-il, ce fameux top 500 ?

En premier lieu, qu'il existe un gouffre insondable entre les performances de votre tout puissant PC de jeux (ou de montage vidéo) qui dispose, au mieux d'environ 360 Gigaflops de puissance de calcul contre... 125,436 Petaflops, soit près de 340.000 fois plus pour le plus puissant des supercalculateurs en juin 2018 !

Ce dernier, le Summit (OLCF-4) est américain et peut compter sur 9216 IBM PowerPC 9 et sur 27648 coeurs Nvidia Tesla V100... Sans oublier, pour le plaisir, sur 2.359.296 GO de DDR4 SDRAM qui portent le coût d'un seul supercalculateur à plus de 250 millions de dollars !

Ensuite, le TOP500 nous apprend qu'Américains et Chinois sont au sommet des duels, occupent à tour de rôle les premières places du classement et totalisent les deux tiers des machines qui le composent (...) alors que seule une poignée d'autres nations sont capables de concevoir des superordinateurs à ce niveau, et parmi elles le Japon, la France, la Russie, l'Allemagne et l'Angleterre, notamment. Ces nations, pour d'évidentes raisons stratégiques, n'entendent pas laisser aux Américains et aux Chinois le monopole des supercalculateurs nécessaires à nombre de secteurs scientifiques de pointe, sans oublier la Défense et l'intelligence artificielle (IA) extrêmement gourmande en puissance de calcul.

Enfin, toute cette débauche de puissance ne serait pas exploitable sans une partie logicielle spécialement étudiée pour tirer profit des architectures massivement parallèles. Si les applications sont toutes ou presque écrites pour chaque machine, voire pour chaque usage, côté système d'exploitation c'est Linux qui a supplanté tous les autres, même si quelques UNIX subsistent encore, notamment chez IBM.

En résumé, le TOP500 est un miroir de l'état de la puissance de calcul mondiale, une photographique édifiante qui consacre l'écrasante domination des deux superpuissances chinoises et américaines, qui ne laissent que des miettes aux autres nations... Vous avez dit prémonitoire ?

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